Après des mois de grisaille, inutile de dire combien les premiers rayons de soleil sont appréciables. Notre chère étoile joue en effet un rôle majeur sur notre bien-être. Pourtant, si l’on doit saluer ses apports dans la fabrication de vitamines D et se réjouir de son impact sur notre moral, elle nous envoie aussi des ultraviolets qui peuvent s’avérer néfastes pour la santé. En France, c’est entre les mois de mai et d’août que leur intensité est la plus grande et durant cette période, la vigilance est plus que jamais de mise. Nos conseils pour apprécier le soleil en toute sécurité.

C’est un fait acquis, nous profitons tous du soleil. Il n’y a d’ailleurs rien de plus agréable que de sentir sa douce chaleur sur notre peau, mais ce bonheur s’accompagne néanmoins de quelques précautions. En effet, les UV, bien que bénéfiques en faible quantité (notamment dans le traitement des psoriasis et de l’eczéma) deviennent, en cas d’exposition intensive, responsables bien sûr de « coups de soleil » mais également de lésions plus graves comme les cancers cutanés ou oculaires, le vieillissement prématuré de la peau, ainsi que des cataractes et dégénérescences de la rétine.

Des bienfaits soumis à contrepartie

Très peu filtrés par l’atmosphère (seulement 5%) et ne procurant pas de sensation de chaleur (bien qu’ils pénètrent notre épiderme), leur action insidieuse peut toutefois être bloquée par des moyens simples et surtout un peu de bon sens. En premier lieu, sachez que la meilleure des protections consiste à éviter les périodes les plus chaudes de la journée (Entre 12h et 16h).

Pendant ces horaires, il est préférable de rechercher l’ombre. Ensuite, dites-vous bien que le rempart le plus efficace contre les UV reste encore les vêtements. Sombres de préférence, et surtout, secs (un t-shirt mouillé devenu transparent laisse bien plus passer les UV). Un chapeau et une paire de lunettes de soleil complèteront le tout.

Cependant, puisque vous n’allez pas vous couvrir des pieds à la tête, l’usage d’une crème solaire est indispensable pour protéger les zones restées à nu. N’optez pas pour un indice inférieur à 30 et pour les conditions extrêmes, n’hésitez pas à monter jusqu’à 50.

Leur application doit être renouvelée toutes les deux heures et après chaque baignade (après la deuxième baignade si elle est « waterproof »). Pour ces dames, il existe également plusieurs gammes de produits de maquillage comportant une protection solaire (FPS). Ces derniers ne remplacent pas une crème spécifique mais participent néanmoins à atténuer les assauts des ultra violets.

Et demain une crème solaire buvable ?

Si pour certains, le rituel de l’étalage de crème solaire est un plaisir (à partager), pour beaucoup d’autres, l’exercice est en revanche une contrainte. Mais qu’ils se rassurent, les scientifiques se chargent d’y remédier ou du moins ils essaient. C’est le cas de la société américaine Osmosis Skincare qui a en effet annoncé récemment la mise sur le marché d’un produit nommé Harmonised h2o, une protection solaire buvable d’indice allant jusqu’à 30. D’après ces spécialistes en cosmétique, les molécules protectrices composant le produit s’activent au contact des cellules de la peau et les protègent de 97% des rayons UV-A et B.

Selon son fondateur, le Docteur Ben Johnson (ndlr : rien à voir avec l’athlète dopé des JO de Séoul), en buvant 2ml de ce produit mélangé à de l’eau, et cela toutes les quatre heures, l’utilisateur bénéficiera d’une protection optimale. Il précise néanmoins qu’une fois la substance consommée, il faut attendre une heure pour s’exposer au soleil. Pour l’heure les autorités françaises compétentes n’ont pas encore statué sur son autorisation de commercialisation dans notre pays.

Vraies fausses idées sur le bronzage

Les stéréotypes et autres idées reçues sur les UV sont tenaces, malheureusement encouragés par des termes publicitaires ambigus. Ainsi, la notion « d’écran total » est tout simplement un mythe, en effet, même les crèmes les plus efficaces ne filtrent pas la totalité des UV. Une autre absurdité courante consiste à dire que les séances d’UV en cabine préparent votre peau au soleil, c’est faux car le bronzage artificiel n’a non seulement aucun effet protecteur mais on ne prépare tout simplement pas sa peau au bronzage. Ces expositions aux UV s’ajouteront juste à celles que vous ferez en extérieur.

De même, ne pensez surtout pas être débarrassé des risques quand le temps se rafraîchit, lorsque le ciel est nuageux et que le soleil n’est pas visible ou encore par grand vent. Sachez que les UV traversent tout ou presque et que leurs dommages s’accumulent tout au long de la vie. On constate par exemple que les cancers de la peau interviennent le plus souvent après 50 ans et ne sont pas le fait de quelques coups de soleil mais d’expositions répétées.

Enfin, n’oubliez pas que la réverbération du sol tient une part importante dans votre exposition au soleil. Selon les surfaces, elle est plus ou moins intense. Ainsi, l’herbe, la terre et l’eau réfléchissent moins de 10 % du rayonnement UV alors que cette proportion peut atteindre 80 % pour la neige et environ 15 % pour le sable sec d’une plage.

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