C’est l’un des fléaux de la société française. Dans l’Hexagone, le taux d’absentéisme au travail est largement supérieur à celui de nos voisins européens. Et surtout, il représente un poids colossal dans l’économie, plombant du même coup le chiffre d’affaires de l’entreprise concernées, le budget de la collectivité, le trou de la Sécurité sociale, etc. Bref, c’est toute l’économie française qui pâtit de ce manque à gagner.

Côté entreprise, la facture de l’absentéisme au travail pèse sur…

Eh oui, la facture est lourde pour un chef d’entreprise qui affiche un taux d’absentéisme record. Car ce dysfonctionnement pèse sur plusieurs psotes budgétaires, dont voici les principaux :

– sur les coûts salariaux : le patron doit en général verser des complément de salaires aux indemnités de la Sécurité sociale pendant l’arrêt maladie ;

– les coûts de gestion et les coûts de remplacement : un arrêt de travail entâine de lourdes charges administratives, voire de nouvelles embauches, le plus souvent en CDD ou intérim pour remplacer le collaborateur absent

– un manque à gagner en termes de chiffre d’affaires. L’absentéisme génère une perte de productivité car il désorganise le service ou la production. Et ce dysfonctionnement a un prix, en termes de qualité de la production ou même en termes d’image de l’entreprise.

Des effets néfastes sur le long terme, une démotivation pour tous

Et sur le long terme, l’absentéisme au travail risque de dégrader les conditions de travail au sein de la collectivité ou de l’entreprise, et à terme, cela démotive les autres collaborateurs. Parce que souvent, ils remplacent au pied levé leur voisin de bureau, ils supportent une autre charge de travail, qui n’est pas toujours de leur ressort d’ailleurs, ils voient les journées et les missions s’allonger… et en général, sans augmentation. La situation n’est pas tenable ainsi, on le voit tout de suite.

Auditer en profondeur sa boîte, son service

Pour des raisons financières et pour la bonne santé de la structure, il faut donc faire son possible pour limiter l’absentéisme au travail. On peut pour cela lancer un réel diagnostic de sa structure : étudier dans le moindre détail le fonctionnement, l’organisation au travail, les questions liées au bien-être des salariés, sont ils confortablement installés ? motivés par des objectifs ? Ou arrivent-ils chaque jour avec une boule au ventre, stressés et angoissés ? Toutes ces questions peuvent être abordées en interne. Mais il existe aussi des cabinets spécialisés pour auditer la bonne santé de l’entreprise ou du service.

Absentéisme : le taux moyen est de 5% dans le privé, alertez-vous si vous le dépassez

Côté chiffre, si vous avez un doute sur votre taux d’absentéisme au sen de votre entreprise, sachez que, dans le secteur privé, la moyenne est légèrement inférieure à 5%. Donc si votre taux avoisine les 10% par exemple, mieux vaut réagir ! Vous pâtissez d’un absentéisme très élevé qui pèse sur toutes les composantes analysées précédemment.

La chasse aux faux arrêts maladie

L’absentéisme “frauduleux” est en général liés aux arrêts maladie factices. Vous recevez un arrêt de travail alors que votre collaborateur s’adonne à son sport favori ou pire, est parti se mettre au vert ou en vacances. La Sécurité sociale a accru ses contrôles ces trois dernières années, réalisant ainsi plus de 400 millions d’euros d’économies. Mais cela ne suffit pas. Le chef d’entreprise ou le chef de service dans une collectivité a par ailleurs le droit de contrôler lui-même le collaborateur arrêté, en faisant appel à un cabinet spécial. Plus d’informations ici.

Cet article vous a plu?

Cet article vous a plu?

Inscrivez vous à notre newsletter et recevez les prochains articles directement dans votre boîte mail! 

Votre inscription s'est déroulée avec succès.