Cette information, parue à la fois dans le Daily mail et the Independant, pourrait faire sourire si elle ne révélait pas une tendance plutôt inquiétante, à savoir la recrudescence des maladies sexuellement transmissibles chez les plus de 50 ans. De là à en attribuer la responsabilité au célèbre roman érotique, il n’y avait qu’un pas que certains médecins anglais ont décidé de franchir. Alors, 50 nuances de Grey est-il coupable ou innocent ?

Du rapport de santé au best seller érotique

Le ministère de la santé de sa très glorieuse majesté a dernièrement publié un rapport chiffré indiquant une nette augmentation des maladies sexuellement transmissibles (hors chlamydia) chez les seniors. En effet, selon l’étude réalisée, les cas relevés pour l’année 2015 et comparés à ceux de 2014 montrent une augmentation de 3% chez les 45/64 ans et de 7% chez les plus de 65 ans !

Pour Charlotte Jones, présidente du comité des médecins généralistes anglais, ces chiffres pourraient en partie s’expliquer par les ventes record de la saga érotique de l’auteure E.L James (au même niveau que les films, sortis également récemment et qui ont fait un carton).

Selon le docteur Jones, le roman encouragerait les pratiques sexuelles originales chez les plus âgés, ces derniers s’inspirant des aventures de son héroïne, la jeune et innocente Anastasia Steele, pervertie par le séduisant Christian Grey.

Le roman donnerait des idées coquines aux seniors

Toujours selon la spécialiste, le best seller (plus de 100 millions d’exemplaires vendus à travers le monde) inciterait non seulement à la libération des mœurs mais rendrait également les seniors beaucoup plus audacieux dans leurs ébats, sans pour autant se protéger comme il le conviendrait.

Elle a d’ailleurs constaté chez ses patients une hausse sensible des cas de blennorragie et de syphilis ainsi qu’une propagation de maladies vénériennes telles que la mycose vaginale et la chlamydia (NDLR :elle n’indique pas cependant si chacun d’entre eux avaient lu le livre).Pour confirmer son analyse, le docteur Jones indique que le service de santé publique national (NHL), parle lui aussi d’un « effet » Cinquante nuances de Grey, sans pour autant en mesurer la portée.

Autre conséquence insolite attribuée à l’ouvrage, les services de secours d’Outre Manche, notamment les pompiers, ont indiqué qu’ils faisaient face à une augmentation des demandes d’interventions émanant de partenaires sexuels captifs de leurs menottes. Avec son flegme tout britannique, la police londonienne rappelle que lors de leur utilisation, il faut toujours garder la clé à portée de main.

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